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L'OIT s'attend à un nombre record de chômeurs en 2013

 

 

 

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

 

Modèle Japonais généralisé : Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur

L'OIT s'attend à un nombre record de chômeurs en 2013

Mardi 22 janvier 2013, 10h47
Le chômage dans le monde va dépasser le seuil des 202 millions de personnes en 2013, et battre le record absolu de 199 millions qui date de 2009, a estimé mardi l'OIT (Organisation internationale du Travail) dans son rapport annuel sur les tendances mondiales de l'emploi publié à Genève.

 

"Malgré une remontée modérée de la croissance de la production" attendue les deux prochaines années, "le taux de chômage devrait à nouveau augmenter et le nombre de chômeurs dans le monde s'accroître de 5,1 millions en 2013 pour dépasser les 202 millions et de 3 millions supplémentaires en 2014", estiment les experts de l'OIT.

En 2012, le chômage est reparti à la hausse, "laissant 197 millions de personnes sans emploi", soit 4 millions de plus qu'en 2011 (193 M).

 

 

"Ce chiffre signifie qu'il y a aujourd'hui 28 millions de personnes de plus au chômage dans le monde par rapport à 2007. Soit 28 millions de chômeurs de plus depuis la période avant la crise", a expliqué aux médias le directeur général de l'OIT, Guy Ryder.

 

 

L'OIT a corrigé à la baisse ses chiffres du chômage, suite à de nouvelles données, venant notamment d'Inde.

 

 

 

Lors d'une conférence de presse, M. Ryder a déploré "la détérioration de la situation du chômage partout dans le monde", estimant par ailleurs que les perspectives "ne sont pas bonnes".

 

 

 

"Les tendances vont dans la mauvaise direction", a-t-il dit.

 

 

 

 

Le record absolu du nombre de chômeurs date de 2009, avec 199 millions. "Nous allons dépasser ce record en 2013", a déclaré à l'AFP un expert de l'OIT.

 

"Les incohérences politiques", en "particulier dans la zone euro, avec une approche au coup par coup des problèmes", ont eu des répercussions sur les décisions liées à l'investissement, ce qui a ralenti la croissance d'emplois.

 

En outre, lorsque de nouveaux emplois sont créés, ils sont devenus inaccessibles pour les chômeurs de longue durée, "car ils demandent des compétences qu'ils n'ont pas".

 

 

Les jeunes sont également particulièrement touchés par le chômage. Selon l'OIT, "73,8 millions de jeunes sont au chômage dans le monde, et le ralentissement de l'activité économique va probablement pousser un autre demi-million de jeunes vers le chômage d'ici 2014".

 

 

En 2012, le taux de chômage des jeunes avait grimpé à 12,6% et en 2017, il devrait d'établir à 12,9%.

 

 

La crise a fait apparaître un nouveau phénomène, relève l'OIT, celui des jeunes qui connaissent le chômage de longue durée, "dès leur arrivée sur le marché du travail", une situation inédite.

 

 

Aujourd'hui, 35% des jeunes chômeurs sont sans emploi depuis 6 mois au moins dans les économies développées, contre 28,5% en 2007.

 

Devant cette situation, de plus en plus de jeunes quittent le marché du travail, et "ne sont ni au travail, ni au chômage, ni à l'école, ni en formation".

 

 

 Choc de compétitivité : est-ce bien le moment?
Par Christian Chavagneux
Le gouvernement s’apprêterait à basculer de 30 à 50 milliards de cotisations sociales sur les impôts pour améliorer la compétitivité des entreprises. Une décision acceptable en principe mais qui viendrait au plus mauvais moment et n’améliorerait pas la compétitivité. > Lire la suite.

 

 

 

Comme l’a bien expliqué Patrick Artus de Natixis lors d’un déjeuner de presse ce midi, le problème des entreprises françaises aujourd’hui est moins celui de la compétitivité que de la profitabilité.

 

Depuis la création de l’euro, explique-t-il, la production manufacturière française a baissé de 5 % alors que la demande intérieure augmentait de 60 %. Résultat : les importations ont augmenté de 100 % ! Pourquoi ? Parce que les entreprises françaises se sont spécialisées dans le bas de gamme, ultra concurrentiel, ce qui fait que leur offre est très sensible aux prix, qui, dans cette gamme, ont tendance à baisser. Ainsi, on assiste à une baisse des prix dans l’industrie française ces dernières années.

Le constat est donc clair : cela fait de nom

 

 

Hollande avait fait bouger les lignes sur la crise européenne, en mettant en avant l'idée d'un pacte de croissance. Le gouvernement avait par ailleurs anticipé - en partie - le freinage de la croissance. Mais à l'approche de la rentrée, la gauche se fend de promesses audacieuses pour ne pas dire irréalistes. Montebourg entend mener la troisième révolution industrielle. Jean Marc Ayrault de son coté, envisage sérieusement de réduire le déficit extérieur de la France - hors énergie - à zéro en cinq ans.

 

L'emploi industriel se réduit partout, sauf en Allemagne

Ces deux promesses ont beau être alléchantes, elles semblent hors de portée, en tout cas à court terme. Prenons l'industrie. Les Etats-Unis et l'Europe rêvent depuis longtemps de recréer des millions d'emplois dans ce secteur mis à mal par la concurrence des pays émergents. Mais aucun pays riche n'a réussi à le faire sur la période récente. Seule l'Allemagne est parvenue à enrayer l'hémorragie.

 

 Mais sa stratégie a eu un coût élevé : le pays a du faire des sacrifices (stagnation des salaires pendant plusieurs années, augmentation de la précarité avec par exemple la création de jobs à 1 euro,...). Par ailleurs, ses parts de marchés ont grimpé au détriment de celles des pays voisins.

 

 

Certes de nouveaux marchés et de nouvelles façons de produire sont en train de naître. Jeremy Rifkin, dont les travaux ont inspiré Arnaud Montebourg, évoque par exemple l'impression 3D ou encore les recherches en nanotechnologies, qui permettront de se passer des terres rares, ces fameux métaux indispensables à la high tech dont la Chine possède le quasi monopole. Mais ces deux leviers - s'ils tiennent leurs promesses - mettront du temps avant de pouvoir être activés. Rifkin parle lui-même de plusieurs décennies. Parler aujourd'hui de troisième révolution est donc pour le moins prématuré. Surtout si dans cinq ans, le prochain gouvernement change de priorité et répartit ses crédits différemment.

Un déficit extérieur aux causes multiples

 

Industrie, déficit extérieur... les folles promesses de la gauche

La réduction du déficit extérieur français est, elle aussi, très ambitieuse. Ses causes profondes sont connues de longue date. Notre spécialisation sectorielle est trop peu focalisée sur les biens d'équipement (22% de nos exportations, contre 50% outre-Rhin). Ce secteur est pourtant celui qui bénéficie le plus des phases de reprises. Autres handicaps: notre premier partenaire commercial reste la zone euro, qui est la lanterne rouge de la croissance mondiale depuis dix ans ; les coûts de production, les contraintes réglementaires et la pression fiscale incitent les entreprises françaises à produire à l'étranger ; les importations françaises demeurent trop fortes, notamment parce qu'il existe trop de produits qui ne sont plus fabriqués dans l'Hexagone. Enfin, nos PME ne parviennent pas à grossir.

 

Redresser le cap sera extrêmement difficile. Le gouvernement ne peut pas changer d'un coup de baguette magique notre spécialisation sectorielle et géographique. Il ne peut pas non plus obliger les industriels français à revenir sur des segments abandonnés, comme par exemple, la production de TV. Ce serait suicidaire. Le gouvernement ne peut pas non plus baisser fortement le coût du travail. Il n'a pas les moyens financiers pour le faire, comme l'indique l'arbitrage récent sur les allégements de charges. Restent les contraintes réglementaires ou la diplomatie. Ces deux leviers peuvent sans doute donner un peu d'air aux entrepreneurs. Mais ils auront du mal à faire gagner à la France 25 milliards en cinq ans.

 

 

 

 

 

Alcatel-Lucent va supprimer plus de 1400 postes en France : Edition du 18/10/2012 Réagissez :

L'équipementier télécoms Alcatel-Lucent a annoncé près de 5 500 suppressions de postes dans le monde, dont 1 430 en France, soit 16% de ses effectifs.  

Alcatel-Lucent va supprimer 5 490 postes dans le monde, en Europe, Moyen-Orient et Afrique.  La France est durement touchée avec 1 430 emplois supprimés, soit 16% de l'effectif. Cette annonce a été effectuée lors d'un  comité d'entreprise extraordinaire européen qui a eu lieu aujourd'hui.  Les premiers départs interviendront courant 2013,  a précisé la direction de la communication d'Alcatel en France.

- 1,25 Md d'euros d'économies : Cette restructuration est plus importante que prévue. En juillet dernier, Alcatel-Lucent avait présenté un plan d'économies de 1,25 milliard d'euros incluant 5 000 réductions de postes.

 

    

 

Juniper licencie sur fonds de rumeurs de rachat :

Plusieurs analystes estiment que les récents licenciements de Juniper pourraient ouvrir la voie à la vente du constructeur. Ces rumeurs n'empêchent pas Juniper de renforcer sa présence dans les routeurs Edge à destination des fournisseurs de services

 

-  Un renforcement des routeurs Edge pour les ISP

 

 

 

Le constat est donc clair : cela fait de nombreuses années que les patrons français ont fait de mauvais choix stratégiques qui plombent aujourd’hui leur profitabilité, donc leur investissement, donc la compétitivité d’aujourd’hui et de demain.

 

Dans ce contexte, si on baisse le coût du travail, comment vont se comporter les entreprises ? Selon Philippe Aghion, interrogé par Le Monde, on va donner « aux entreprises la possibilité de rétablir leurs marges, de baisser les prix ». Bizarre : comment peut-on avoir les deux à la fois cher économiste d’Harvard ? Si, suite à la baisse de leurs coûts, les entreprises répercutent cette baisse sur les prix, elles vont gagner en compétitivité prix mais elles n’amélioreront pas leurs marges. Si elles ne répercutent pas la baisse des coûts sur leurs prix, elles ne seront pas plus compétitives mais elles pourront reconstituer leurs marges et leur profitabilité. Mais on ne peut pas avoir les deux à la fois.

 

Que croyez-vous que les chefs d’entreprises vont faire ? Ils vont empocher la baisse des coûts pour reconstituer leurs marges. Comme les perspectives de croissance en France, en Europe et dans le reste de l’économie mondiale ne sont pas brillantes, elles n’investiront pas. Et elles resteront peu compétitives et donc nos déficits extérieurs industriels vont encore se creuser.

Cela dit, ils ne pourront plus dire cette fois que c’est la faute du coût du travail. Mais la démonstration aura coûté cher : plus de CSG pour compenser la baisse des cotisations à un moment où la demande interne est flageolante, c’est encore moins de pouvoir d’achat, moins de demande et moins d’emplois. Aucun Fralib, aucun Pétroplus, aucun Florange, etc., ne s’en trouvera mieux loti. C’est une politique qui ne joue pas pour l’emploi.

 

L’équation de cette politique économique est simple :

choc de compétitivité = baisse des coûts + hausse de la profitabilité des entreprises + zéro emploi



24/01/2013
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